Dossier :

Swiss Triplets : Roberto Haçaturyan

Portraits

"Mon engagement me permet de soutenir les cultures dont j'ai tant appris et de redonner quelque chose en retour"

Arthur Hnatek - 2021-05-05
Swiss Triplets : Roberto Haçaturyan - © Felix Frei
© Felix Frei

 

Pour le dernier épisode de Swiss Triplets, nous partons à la rencontre de Roberto (Robbie comme on l'appelle) Haçaturyan, l'ethnomusicologue suisse qui partage son temps en tant que percussionniste pour de multiples groupes et en tant que spécialiste musique pour artlink, l’agence suisse pour l’art et la culture en provenance d’Afrique, d’Asie, d’Amérique latine et d’Europe de l’Est qui répertorie, soutient et met en réseau les acteur-trice-s culturel-le-s professionnel-le-s de ces régions du monde et encourage leur accès au marché culturel suisse.

Né d'une mère sicilienne et d'un père arménien, Robbie a un parcours fascinant qui l'a conduit à étudier la percussion entre le Ghana, Cuba et le Brésil. Aujourd’hui, à travers son engagement chez artlink, il essaye de tisser des liens, construire des ponts entre des groupes venant de diverses régions. Un projet parfait pour lui qui souhaite rendre un peu de tout ce qu’il a reçu et appris à travers ses voyages. 

J'ai eu le plaisir de lui demander comment ces rencontres interculturelles se passaient : quelles sont les impressions générales des artistes étrangers quand ils arrivent en Suisse et quels tyes de réception le public suisse leur réserve.  
J’ai été particulièrement touché par la problématique de ce qu'il appelle « l'ethnomarketing », qui participe à perpétuer des clichés, entraine des attentes biaisées du public et limite les artistes dans leur créativité. 

 

artlink.ch | robertohacaturyan.com

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