Len Sander, électro organique

Les Zurichois de Len Sander sortent leur deuxième album, entre électronique dancefloor et mélodies fleur bleue

Julie Henoch - 2018-01-30
Len Sander, électro organique - © Sonja Berta
© Sonja Berta
Len Sander, électro organique - © Sonja Berta
© Sonja Berta
Len Sander, électro organique - Album Cover
Album Cover

Sur la vidéo de leur live au Paléo Festival l’an passé, les six Zurichois de Len Sander se produisent sous un immense LSD lumineux  « C’était un délire spontané, parce qu’on retrouve ces lettres dans le nom de notre groupe et qu’on fait une musique assez trippante. Certaines personnes sont d’ailleurs parfois un peu médusées d’apprendre que nous ne prenons pas tellement de drogues ! » Textures électroniques élaborées, rythmes entêtants, voix sibyllines, Len Sander plane quelque part entre Kim Wilde et Lana del Rey, entre un passé mystifié et un futur éthéré, au gré de leur envies de dancefloor et de love songs.

Avec deux albums, plusieurs EP, cinq clips et une carrière qui décolle outre-Sarine, on ne les connaît pas encore bien en Suisse romande. La faute à ce fichu Röstigraben ? « C’est vrai qu’il y a une frontière à traverser, qui n’est pas évidente, ça va lentement. Les Romands ont un truc plus « rock », comme chez Sandor qu’on aime beaucoup. Le côté germanique est plus enclin à aimer la clean electronic pop. » Al Hug, producteur attitré, forcément aux keyboards, est cependant passé par la HEMU de Lausanne, où il a suivi la formation professionnelle du département jazz : « Je viens du hip hop, du down tempo, de la trip hop. J’aime les structures, agencer les rythmes. »

Len Sander - Woman On The Run

Blanka au chant, via des textes très personnels mais aussi un talent pour penser une chanson et son histoire visuelle en parallèle, insère de l’émotionnel dans le digital. « C’est quelque chose dont nous avons parlé ensemble dès le début, cette envie de mêler organique et inorganique. » Une formule qui doit quelque peu batailler avec ce music business, où il est si « difficile de savoir si on fait le bon move. Tout change très vite, et c’est un vrai challenge de parvenir à toucher les gens, c’est-à-dire à être dans cette grande machine de promotion, tout en restant le plus intègre possible artistiquement. » A l’écoute de leur dernier album The Future of Lovers  qui vient de paraître, Len Sander semble avoir trouvé le meilleur compromis qui soit. 

Len Sander, "The Future of Lovers", Mouthwatering Records.

Concerts : Plus d'infos sur www.lensander.com

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