Release

S A M A E L, noire hégémonie

Les valaisans de S A M A E L reviennent en force avec un dixième album studio aux sonorités industrielles impressionnantes

Julie Henoch - 2017-11-23
S A M A E L, noire hégémonie - Samael ©Aline Fournier
Samael ©Aline Fournier
S A M A E L, noire hégémonie - Samael ©Aline Fournier
Samael ©Aline Fournier
S A M A E L, noire hégémonie - Samael ©Aline Fournier
Samael ©Aline Fournier
S A M A E L, noire hégémonie -

Les Valaisans de S A M A E L font partie de ces groupes suisses dont on parle peu dans la presse courante, mais qui jouissent d’une belle carrière qui les mène à tourner internationalement - à l’Est beaucoup -, et qui sont en passe d’en rattraper d’autres, comme Celtic Frost, au rayon des « groupes de hard » helvétiques mythiques. Mené par les frères Vorphalak (guitare, chant) et Xytraguptor (claviers et boîtes à rythmes) depuis 1988, S A M A E L est au fil du temps passé du black métal à l’indus, et comprend aujourd’hui deux autres membres qui viennent de différents groupes ayant secoué des parterres de fans faisant le signe des cornes : Makro, guitariste de Sludge, dont les slides n’ont pas d’égal, et plus dernièrement Drop, bassiste de MXD.

 

S A M A E L sort en 2017 son dixième album studio, Hegemony, dont le dernier single en date Black Supremacy dit tout de l’approbation aux forces obscures qui les traversent, condensée dans des envolées de guitares saturées et une pulsation électronique soutenue. On retrouve le groupe en force avec une belle production et des sonorités industrielles omniprésentes, un disque élaboré pendant près de cinq ans, et issu d’une nouvelle collaboration avec le producteur suédois Stefan Glaumann, célèbre pour son travail avec Rammstein.

 

Signé depuis janvier 2017 sur le plus gros label de musique extrême Napalm Records, le groupe continue à impressionner son monde, dont Laurence Vinclair, fan de longue date et programmatrice des Docks de Lausanne, où il s’est produit début novembre : « C’était un super concert, plein de Valaisans. S A M A E L est toujours là, trente ans plus tard, et je suis impressionnée par la fraîcheur de leur motivation, celle d’accepter d’aller, par exemple, à l’autre bout du monde, comme en Colombie, pour une seule date. » Le groupe semble avoir trouvé les moyens de perpétuer sa formule puissante, notamment en live, où il garde toute la grandiloquence qu’on lui connaît : celle d’un opéra dark flirtant avec le mur du son.

 

S A M A E L, Black Hegemony (Napalm Records)

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